Ton site en deux heures : la checklist des 15 trucs qu’on te cache
Construire un chalet d’alpage en deux jours ? Impossible. Pourquoi serait-ce différent pour un site web qui doit porter votre marque ?
Imaginez : on vous promet une vitrine en ligne avant la prochaine pause café, pour « moins cher qu’un abonnement mobile ». Alléchant ! Sauf que, comme le chocolat sans cacao, un site sans stratégie ni contenu solide manque de saveur… et finit souvent à la poubelle numérique.
En Suisse romande, les PME comptent sur la crédibilité locale : la marque doit respirer l’authenticité, parler au Tessin comme à la Broye et se conformer aux lois fédérales. Un quick-site générique rate ces nuances. Voici donc notre checklist — 15 réalités trop souvent balayées sous le tapis. Si vous les connaissez, vous pourrez exiger le vrai service qu’un professionnel (humain ! assisté par IA) est à même de fournir.
1. Le temps de rédaction n’est jamais inclus
Les offres « 2 h chrono » misent sur un gabarit prêt à l’emploi… vide. Or, trouver un angle éditorial, rédiger des textes qui convertissent, glisser les mots-clés naturels pour Google : comptez 4 à 6 heures par page. Même GPT-4, sans brief précis ni relecture humaine, sert du contenu tiède. Chez nous, l’IA aide à la première ébauche ; la plume humaine affine le ton, ajoute l’humour romand et valide la terminologie métier.
2. Les visuels libres de droit sont vus… et revus
Une photo d’archives souriante avec poignée de main ? Votre voisin l’utilise déjà. L’unicité visuelle forge la mémorisation. L’achat d’images premium, voire un shooting in situ, sort souvent du forfait express. Sans parler de l’optimisation poids/résolution indispensable pour les Core Web Vitals.
3. La LPD suisse n’est pas juste un copié-collé du RGPD
Depuis septembre 2023, la nouvelle LPD impose des exigences spécifiques (registre des traitements, notification de violation). Les générateurs automatiques de politique de confidentialité oublient souvent ces subtilités helvétiques ; une amende en francs suisses pique autant qu’en euros.
4. Les pages légales multilingues coûtent plus que le bouton « FR/DE/IT »
La Suisse vit sur au moins trois langues officielles. Un vrai site made in CH respecte cette pluralité. Les packs rapides se limitent au français. Ajouter l’allemand ou l’italien réclame traduction humaine (ou post-édition IA) et adaptation culturelle : le Hochdeutsch d’un Zurichois ne ressemble pas à celui d’un Fribourgeois.
5. L’accessibilité (WCAG 2.2) : un devoir moral aujourd’hui, un avantage concurrentiel immédiat… et bientôt une obligation légale
Les sites publics suisses suivent déjà la LHand, mais pour le secteur privé, l’accessibilité numérique reste surtout un choix éthique et payant : un site utilisable par tous élargit votre marché et améliore le référencement naturel. Avec la future transposition suisse de l’European Accessibility Act (EAA), viser le niveau AA des WCAG 2.2 ne sera plus seulement une bonne pratique mais une obligation formelle. Anticiper ces règles, c’est éviter les refontes coûteuses et gagner en crédibilité dans les appels d’offres.
6. Le SEO local ne se règle pas avec un plugin magique
Remplir la balise title ne suffit pas. Il faut des schémas d’entreprise, la gestion précise de Google Business Profile avec adresse NPA, des backlinks locaux (Chambres de commerce, associations). Les solutions « deux heures » sautent ces étapes, et votre site reste invisible sur « boulangerie Écublens ».
7. Les temps de chargement mobiles varient selon vos visiteurs, pas vos tests internes
PageSpeed Insights depuis un Wi-Fi fibre ne reflète pas l’expérience 4G en Val-de-Travers. Compression d’images, lazy-loading et CDN suisse font partie du job post-création — rarement inclus dans l’offre éclair.
8. La sécurité WordPress n’est pas native
Plugins obsolètes, version PHP périmée, absence de pare-feu applicatif : la checklist sécurité dépasse le simple SSL gratuit. Un forfait durs à 99 CHF ignore la surveillance quotidienne. Résultat : vous apparaissez un jour sur Have I Been Pwned.
9. Les intégrations tierces font exploser la note
CRM, passerelle de paiement PostFinance, calendrier de prise de rendez-vous… Chaque module premium ajoute des frais mensuels ou un développement spécifique. L’offre « tout compris » couvre au mieux un formulaire basique.
10. Le design responsive n’est pas qu’un simple breakpoint
Un beau thème sur desktop peut casser la hiérarchie sur un iPhone SE. Ajuster typographies, grilles et interactions touch demande tests devices et micro-animations… chronophage.
11. Les migrations futures ne sont jamais prévues
Quand votre business décolle, importer vos contenus vers un CMS robuste ou headless réclame un export propre. Les builders verrouillés (vendor lock-in) compliquent voire empêchent cette évolution.
12. La maintenance applicative n’est pas un « nice to have »
Sauvegardes hors site, monitoring uptime, correctifs de sécurité : sans contrat MCO (maintien en condition opérationnelle), vous jouez à la roulette russe. Un bug arrive souvent un vendredi 18 h — le support low-cost ferme à 17 h 45.
13. Le suivi analytique demande des objectifs, pas juste un script GA4
Poser le tag, c’est 5 minutes. Définir des conversions (clic sur téléphone, formulaire, panier), segmenter par canton, créer des rapports Data Studio : comptez plusieurs heures. Cette partie stratégique, cruciale pour le ROI, échappe aux « site-minuteurs ».
14. Le storytelling de marque ne se délègue pas à la machine
L’IA génère structure et base lexicale, mais elle ignore l’anecdote fondatrice de votre PME ou la référence au café Val-Nutrina que vos clients adorent. Un rédacteur humain injecte ces petits clins d’œil locaux qui bâtissent la confiance.
15. Le coût d’opportunité : le vrai prix caché
Le temps que vous passez à raccorder vous-même un template est du temps en moins à cultiver vos relations clients, affiner votre produit ou former vos équipes. Externaliser à une agence experte libère vos ressources internes et assure un résultat solide du premier coup.
Comment l’IA et l’humain travaillent main dans la main chez nous
- Idéation accélérée : l’IA propose 20 structures ; nous en gardons 3, adaptées à votre persona.
- Draft express : génération de premières phrases, puis réécriture humaine pour la voix romande.
- Vigilance légale : l’IA repère articles de loi ; notre juriste interne vérifie LPD & RGPD.
- A/B testing : l’algorithme suggère variantes d’accroches, mais c’est l’analyste qui valide les KPI.
Résultat : un gain de temps de 40 %, zéro compromis sur l’originalité.
Bonus : le test « 2 heures vs 2 mois » (cas réel)
Étape | Pack express | Approche agence | Impact mesuré |
Rédaction 4 pages | 45 min (IA brute) | 12 h (atelier + rewriting) | +38 % de temps moyen passé |
Vitesse mobile | 69/100 | 92/100 | +0,7 s plus rapide |
Leads sur 3 mois | 4 (trafic faible) | 57 | Revenus × 3,8 |
Conclusion & appel à l’action
« Site en deux heures » sonne comme un raccourci tentant, un peu comme les Velib de Paris : pratique, pas cher, mais limité. Votre entreprise mérite un véhicule fiable, configuré pour les cols suisses, pas une trottinette jetable.
Vous voulez un audit gratuit de votre projet web (30 minutes, visio ou café à Genève) ? Contactez-nous et repartons avec :
- Un diagnostic Core Web Vitals
- Un rapport d’opportunités SEO locales
- Trois pistes de contenu différenciant
La rapidité, oui. Mais jamais au détriment de la crédibilité.
Questions fréquentes rapides (FAQ)
Combien de temps prend un site “sur-mesure” ?
Entre 4 et 8 semaines selon le nombre de pages, langues, intégrations.
Puis-je commencer petit et évoluer ?
Oui, nous construisons un socle modulaire : section blog, e-commerce ou CRM peuvent s’ajouter sans refonte.
Proposez-vous des paiements échelonnés ?
Pour les projets jusqu’à 15 k CHF, trois échéances sans frais ; au-delà, plan personnalisé.